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Anita`s Pictures
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Anita Orientars Leben:

 

Es ist nicht neu, dass su­chende Menschen Christus finden. Dr. Anita Orientar, von Geburt an der jüdi­schen Religion angehörig, fand Jesus und Sein Evan­gelium. Die Malerin, die in Südamerika geboren ist, kam - 3 1/2 Jahre alt - mit ihrer Mutter, die Jüdin ist, nach Berlin. Im Alter von 33 Jahren konvertierte sie zur katholischen Kirche und begann, sich für die Kirche Christi einzuset­zen. Der Faschismus, deren Antisemitismus sie hart zu spüren bekommt, zwingt sie, mit ihren Eltern zu emigrieren. Zuerst lebt sie in Brasilien, dann in den USA.

Ihr Herz begann förm­lich zu entbrennen, als sie sich mit den Schriften Maria Valtortas auseinandersetzte. Im der vorliegen­den Schrift schildert sie uns Jesus, wie Er uns in den Schriften Maria Valtortas entgegenkommt. Anita Orientar dachte an eine Biographie von Jesus. Sie selbst betrachtet sich nur als ein In­strument, als ein Werkzeug.

 Eine suchende Seele findet das Wesentliche, das Ein und Alles: Jesus.

Als engagierte Künstlerin malte Anita Orientar auch religiöse Themen. Ihre grosse Lie­be zur Malerei will sie in ihrem hohen Alter (97­jährig) nicht aufgeben und betrachtet es als letz­te und schönste Aufgabe auf Erden, das Lebens­bild Jesu in unsere Herzen zu malen.

 

 

Dr. Anita Orientar:

 

Geboren/Born im Jahre 1896 in Bahia, Brasilien;

1897-99 in Paris

1899-1926 in Berlin

1920 Promotion Dr. Phil. s.c.l.

1928-1933 Gardasee;Taufe in Brescia

1938-1939 in Berlin

1939 Imigration nach Rio de Janeiro

1939-1948 in Rio de Janeiro

1948-1962 in New York

1962-1963 Mexiko, Arizona

1963-1978 in Vence (frz. Riviera)

ab 1978 in Kloster Zangberg, Oberbayern

 1994 Verstorben nach 98 Jahren eines erfüllten Lebens in Kloster Zangenberg

 

Ausstellungen/ Expositions:

1925 - Berlin, Galerie Heller, Kurfürstendamm

1942 - Rio de Janeiro, Museo Nacional de Belas Artes

1944 - Rio de Janeiro, Museo Nacional de Belas Artes

1946 - Rio de Janeiro, Palace Hôtel

1950 - New-York, Public Library, 42nd Street

1962 - New-York, Duncan Galleries

1963 - München (Gurlitt) 

1966 - Nice, Salle Saint-Thomas

 

Publikationen:

· «Der seelische Ausdruck in der altdeutschen Malerei», Delphin-Verlag,

München, 1920

· «Ein Pilger nur», Biographie (2 Auflagen), St. Benno-Verlag, Leipzig, 1967

(Übersetzung ins Französische)

· «Gottsuche - Gottbegegnung, eine Untaugliche will die Welt bekehren»,

Maximilian Kolbe-Verlag, 1980

Manuskripte: «Jüdische Menschen, jüdische Schicksale zu christlicher Zeit»,

«Im Licht des Ostermorgens»

 

 


The artist seen by an artist

 

Today acquaintance with a new artist is quite often unsatisfactory; for much of the actual endeavor is confused and artificial. The work of Anita Orientar imparts an agreeable surprise: you feel immediately not only a great talent, but also a great sincerity. Hers is not arbitrary experimenting, but is the earnest effort to find adequate expression for a rich experience and a strong inner life. Listening only to what her impulse urges, she becomes capable of doing what she wants.

From the beginning, she had a passion for water-color and expressed in that medium beautifully the softness of fruit, the luminosity of flowers. The Italian landscapes of this period have also a flower-like quality which, strangely enough, often unites with spatial breadth so as to confer a cosmic dimension to the picture. Magically, with a few patches, she invokes a world. Toward the end of this first period, having acquired a strong structural design, she was equal to the task of painting a great religious cycle -«The Mysteries of the Rosary)) - for a church of the Lake of Garda. About this time her first master portraits were originated.

Unfortunately, her emigrant life for two and half decades severely restricted her artistic activity. Whenever she picked up the brosses, her repressed energies demanded a new strength of expression. Indeed, some of the landscapes she painted in Rio and in New-York burst with intensity and vigor.

 Returning to a full artistic life in Europe and entranced by her freedom, she threw away the fetters of subject matter and for a time dedicated herself to abstract painting. She enjoyed the experience like a plunge into the ocean of pure music. Yet she is not one to forget the human world, particularly the endless fascination of the human face. Besides her motto is: ((Enough is not enough)). So she returned to a representational style without forgetting, however, the former experience: here too she strove for a sort of abstraction, eliminating everything not absolutely essential. Perhaps mostly in her drawings the gain in suggestiveness is evident. By now she is able to condense the drama of the ((Way of the Cross)) in a few striking contours - an achievement which is due a place in modern graphic arts. With the same liberty she handles the gouache, combining simplicity with refinement. The astonishingly wide scale of emotional moods runs from the tragic to the humoristic. The impact is often gripping: Can one for instance forget the portrait of the ((Statesman))? What ever the motif or the tonality, surface and expression, form and message are merged into an indestructible unity. Therefore, we are convinced that the work of Anita Orientar will live on.

Prof. Elmo Barnay, A.E.
Painter and sculptor
City College, New-York

 


  Notes biographiques

J'avais six ans quand ma mère m'emmena dans un musée. Depuis ce jour-là, je m'y sentais chez moi. C'est là que se formait ma «philosophie»: je compris que la beauté n'est belle que lorsqu'elle exprime une vérité et que la vérité ne devient vivante que quand elle se montre sous le voile de la beauté.

Je n'étais nullement convaincue de mon talent, mais de plus en plus je sentais qu'il fallait prendre le risque de lui sacrifier tout, surtout mon goût pour les études. Oh, pouvoir projeter sur une toile des espaces infinis! Entendant parler des voiles noires sur le petit fleuve qui traverse Worpswede (une colonie d'artistes près de Brème), mon destin se trouva fixé pour plusieurs années. L'hiver, à Berlin, je travaillais sous l'ceil pénétrant du professeur Jaeckel. Ensuite, j'ai poursuivi mes études à Paris. Un cambrioleur devint mon bienfaiteur en volant la malle où était gardée la production de ces années initiales.

J'avais décou'vert que je m'exprimais avec le plus d'entrain dans l'aquarelle ce qui facilitait le vagabondage artistique. Ainsi, je passai trois heureuses années en migrant d'un pays à l'autre autour du Lac de Garde. A cette époque fleurissait l'expressionnisme et toutes sortes de tendances raffinées. Comme critique d'art (pour une revue hollandaise), je les appréciais toutes, mais avec ma propre voix, je n'aspirais qu'à un chant simple et sonore, écho et complément mystique de la nature.

De cet envoûtement une commande m'arracha: on me demanda de peindre «les mystères du Rosaire» pour les chapelles d'un sanctuaire du Lac. Sentant jour et nuit mon insuffisance à traiter un thème si sublime, je ne fus consolée que quand je vis les tableaux ajouter au plus beau paysage du monde leur éclat de bouquets de fleurs. «Ces chapelles iront avec vous au ciel» me dit une vieille paysanne. Le curé du pays voulut me confier son église pour un total remaniement, mais en fut empêché par les lois raciales tout juste entrées en vigueur. Les tableaux eurent une courte vie, aujour­d'hui ils sont à moitié détruits, mais, selon un visiteur sûrement trop aimable «beaux jusque dans la mort».

 En 1939, j'émigrai à Rio de Janeiro avec mon père âgé de quatre-vingt­huit ans, devenu aveugle, et ma mère malade du ceeur (le capital pro capita se montant à dix Marks). Comment dans ces circonstances rester fidèle aux pinceaux? Toutefois, j'eus la chance d'être invitée au Museo Nacional de Belas Artes où «tout Rio» accourut. Cette exposition me valut plusieurs commissions pour des églises. Ce travail fut interrompu d'une façon inté­ressante: à cause d'un croquis d'une forteresse «intouchable», ce que j'ignorais; je villégiaturai, suspecte d'espionnage, huit jours en prison, mon unique repos pendant les neuf ans de mon séjour au Brésil. En échangeant Rio contre New-York où je pensais trouver la fortune, je rencontrai au contraire une lutte pour la vie extrêmement âpre. La plénitude d'une vie d'artiste ne me fut rendue qu'au moment où, seule, je retournai en Europe. Ce fut un nouveau début et un renouveau intérieur. Dorénavant, je m'efforçai de percer les apparences pour pénétrer dans le royaume de l'esprit. Pour un certain temps, l'art abstrait m'ensorcela; on pouvait s'y retremper comme dans un océan de musique. Mais peut-on se détourner complètement du genre figuratif, oublier par exemple ce que révèle un visage? En quête de «paysages humains» particulièrement expressifs, je passai, en 1965, plusieurs mois à l'ombre de Saint-Pierre, à Rome, en fixant les traits de bon nombre de Pères du Concile. Le directeur d'une galerie située à deux pas de la Colonnade était d'accord pour les exposer, mais prit peur au dernier moment pensant que ce serait dangereux pour lui - il est vrai que certains portraits n'étaient pas panégyriques. A New-York déjà j'avais été hantée par le thème du Ciemin de croix. Cette première version fut acquise par un curé de Munich. Derechef je fus en prise avec ce sujet trois ou quatre fois bien que dans des proportions et une technique plus modestes.

Je suis de ceux, il semble, qui désirent l'impossible.

Anita Orientar

 

L'artiste vue par un artiste

 

 

De nos jours, on s'attend à une déception quand on rencontre une nouvelle personnalité du monde artistique - trop de choses que notre temps produit sont confuses ou mensongères, sont artificielles et peu artistiques. L'oeuvre d'Anita Orientar nous ménage une agréable surprise: dès l'abord, on sent non seulement un grand talent, mais aussi une grande sincérité. Ici, pas de jeu arbitraire, mais l'effort loyal de donner une expression adéquate à son mode de voir et de sentir. Elle peut appuyer sa recherche sur un sens inné de la forme. Ne faisant que ce qu'elle se sent appelée à faire, elle parvient à faire ce qu'elle veut.

Au début, elle trouva ses délices dans l'aquarelle où elle rendit à merveille la fraîcheur des fruits, la transparence lumineuse des fleurs. De même, ses paysages italiens de cette époque sont souvent légers comme un souffle - mais ce souffle a une ampleur qui confère à l'espace une dimension cosmique. Elle possède la magie d'évoquer un monde avec quelques taches de couleur.

Évidemment, elle est portée vers un style nettement coloristique. Pourtant elle développa aussi un dessin fortement structurel ce qui lui permit de faire, lors de la commande d'un grand cycle religieux, la conquête de la composition monumentale. Arrivée à cette étape, elle gagna en même temps une maîtrise souveraine du portrait.

Hélas, son destin d'émigrante lui imposa pendant vingt-cinq ans une sévère limitation dans l'usage des pinceaux. Quand elle put s'en servir, elle leur demanda une nouvelle vigueur. En contact avec des paysages aussi différents que ceux de Rio et de New-York, elle chercha chaque fois une interprétation fortement individualisée, tout en gardant son esprit d'indépendance vis-à-vis du motif.

 

 De retour en Europe, rendue à la pleine existence de peintre, elle se grisa de liberté: brisant les entraves du sujet, elle se donna à cceur joie à l'abstrac­tion. Avec des rythmes d'une grande pureté, comparables à des motifs musicaux, elle osa des combinaisons hardies où l'imagination se montre dans tout son épanouissement, freinée seulement par la logique inhérente à la forme. Ce sont de précieux petits documents de l'intelligence visuelle. Pourtant, à la longue, ces rêves de l'absolu ne pouvaient pas contenter une nature si humaine et une psychologue si passionnée. Aussi sa devise est: «Assez n'est pas assez». Elle se tourna donc de nouveau vers la figure qu'elle traite maintenant, marquée par son expérience précédente, d'une manière plus abstraite, c'est-à-dire sacrifiant les détails à ce qui est stricte­ment essentiel et les subtilités à une forme nette et énergique. A une série de dessins à la plume qui concentrent le drame du Chemin de croix dans des contours d'une simplicité élémentaire, est dûe une place dans l'art graphique de notre temps. De même, sa peinture s'impose maintenant par un style fermement accusé. Peut-on oublier un portrait comme celui de «L'homme d'État»? La gamme sentimentale s'étend du tragique à l'humour. Partout est achevée l'unité de la surface et de l'expression, de la forme et du message - une unité indestructible. C'est pourquoi nous sommes convain­cus que l'oeuvre d'Anita Orientar va durer.

 

Prof. Elmo Barnay peintre et sculpteur

New-York City College

 

 

 

 

 

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